Grégoire Saucy

pilote automobile

"Un gagnant est
un rêveur
qui n'abandonne
jamais."

Nelson Mandela

Un week-end de course prometteur tourne au cauchemar en Autriche

Sur le circuit autrichien de Spielberg, le Jurassien fonçait vers la victoire lorsque l’Estonien Paul Aron lui a crevé son pneu arrière droit.

Encore un week-end cauchemardesque pour Grégoire Saucy, samedi et dimanche à Spielberg, en Autriche, lors de la cinquième manche du championnat du monde de formule 3.

Après avoir signé le meilleure temps des qualifications vendredi, le pilote de Bassecourt s’est fait sortir par le Britannique Luke Browning (Hitech) samedi lors de la course sprint, puis par Paul Aron (Prema) dimanche matin lors de la course principale, alors qu’il occupait la deuxième place et qu’il fonçait peut-être bien vers la victoire. Rageant. 

« Décidément, le mauvais sort semble s’acharner sur moi » commentait, à chaud le pilote Art Grand prix. « Je m’apprêtais à dépasser Beganovic et à prendre la tête lorsqu’Aron a touché mon pneu arrière droit avec son aileron. La crevaison a été instantanée. Sans vouloir chercher d’excuse, il est claire que c’est de la faute de l’Estonien à 100% »

Et pourtant, en Styrie, Saucy avait fait tout juste jusqu’à ce malheureux accrochage. Parti en pole position, le Jurassien a d’emblée pris la tête de la course, et ne l’a plus quittée jusqu’au 6e tour, avant de se faire dépassé par le Suédois Dino Beganovic (Prema) au septième. C’est au 11e tour qu’Aron s’en est venu ruiner les espoirs du Vadais, alors que ce dernier semblait en mesure de repasser devant Beganovic, dont les pneumatiques commençait à donner de sérieux signes d’épuisement.

 « Beganovic avait cramé ses pneus, et j’étais prêt à repasser devant. Mais voilà… »

Très déçu, mais pas abattu, Saucy est donc reparti de Spielberg dimanche après-midi avec seulement deux petits points en poche, ceux obtenus vendredi après avoir  signé le meilleur temps des  qualifications. Il pouvait, il devait faire mieux.

« C’est sûr, et c’est frustrant », admet-il.  » Maintenant, retenir quelque chose de positif de ce week-end, c’est le fait que nous avons pu montrer que nous étions à nouveau dans le coup, quatre semaines après la grosse déception vécue à Barcelone.

J’avais demandé des changement dans l’organisation au sein de l’écurie et les avais obtenus. La pole position arrachée vendredi n’est pas due au hasard. Je crois avoir fait tout juste, je n’ai rien à me reprocher. Je crois sincèrement avoir eu de la poisse, une nouvelle fois. »